Qu’est-ce qu’un bon capitaliste peut faire pour devenir un meilleur capitaliste ?
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Un bon capitaliste devient meilleur surtout quand il apprend à transformer du capital en actifs productifs, plutôt qu’à simplement accumuler de l’argent.
Voici ce qui fait généralement la différence :
- Augmenter son taux d’épargne et de réinvestissement. Consommer moins que ce qu’on gagne et réinvestir une grande partie des profits permet au capital de composer pendant des décennies.
- Acheter des actifs qui produisent réellement quelque chose. Entreprises rentables, immeubles bien achetés, actions d’entreprises solides, infrastructures, propriété intellectuelle. Un actif devrait idéalement produire du cash-flow ou prendre de la valeur pour une raison économique identifiable.
- Devenir excellent dans l’allocation du capital. La question centrale n’est pas seulement « combien puis-je gagner? », mais : « où chaque tranche de 100 000 $ produira-t-elle le meilleur rendement ajusté au risque? » Parfois la meilleure décision est d’acheter; parfois de rembourser une dette; parfois d’attendre.
- Utiliser la dette intelligemment. Le levier peut accélérer considérablement l’enrichissement lorsqu’il finance un actif rentable. Mais une dette excessive peut détruire des années de gains. Il faut conserver une marge de sécurité.
- Comprendre les chiffres profondément. Rendement sur capital, rendement sur capitaux propres, marge nette, cash-flow libre, coût du financement, fiscalité, taux de vacance, MRB, capitalisation, etc. Plus tu comprends les chiffres, moins tu dépends de l’opinion des autres.
- Chercher les avantages durables. Un bon investissement possède souvent quelque chose de difficile à reproduire : emplacement, marque, réseau, technologie, coûts plus faibles, clientèle fidèle, réglementation favorable ou excellente gestion.
- Penser très longtemps. Beaucoup de fortunes importantes viennent de la détention d’excellents actifs pendant 10, 20 ou 30 ans, et non de transactions incessantes.
- Construire des systèmes plutôt que de tout faire soi-même. Comptabilité, gestion immobilière, fiscalité, financement, entretien, recherche d’occasions : progressivement, le capitaliste passe de « travailler dans ses actifs » à « gérer un système qui possède des actifs ».
- Développer son réseau. Banquiers, courtiers, entrepreneurs, comptables, avocats, propriétaires et entrepreneurs peuvent te donner accès à des occasions qui ne sont jamais publiées publiquement.
- Protéger ce qu’il possède. Liquidités suffisantes, assurances, diversification raisonnable, bonne structure juridique et fiscale, contrats solides et contrôle du risque.
- Créer davantage de valeur pour les autres. C’est probablement le principe le plus important. Les entreprises extrêmement rentables le deviennent généralement parce qu’elles trouvent un moyen de résoudre un problème pour énormément de personnes. La richesse durable vient davantage de la création de valeur que de la simple extraction de valeur.
- Passer progressivement d’investisseur à propriétaire d’entreprises. Acheter des actions est une excellente école. Posséder directement une entreprise ou financer des entreprises permet cependant davantage de contrôle sur la création de valeur.
Dans ton cas, avec une stratégie immobilière déjà orientée vers le cash-flow et le MRB, la prochaine évolution logique serait probablement de commencer à raisonner en allocation globale du capital : immobilier + actions + liquidités + éventuellement entreprises. Pour chaque dollar disponible, demander : « Quel placement offre actuellement le meilleur rendement probable sans mettre mon patrimoine en danger? »
C’est cette discipline, répétée pendant 20 ans, qui transforme quelqu’un qui possède quelques actifs en véritable allocateur de capital.